3ème Compétition de films documentaires « Goûter au réel »
Les Prix « Goûter au Réel » seront décernés au meilleur film et au meilleur espoir, parmi une sélection d’une quinzaine de films documentaires.
Le jury, présidé par une personnalité du cinéma documentaire, sera composé d’étudiants en cinéma et en sciences sociales, belges et étrangers.
En hommage à celui qui nous apporta soutien et confiance dès la première édition de la compétition en acceptant d’en être président, nous souhaiterions nommer le Prix du meilleur espoir documentaire « Prix Samba Felix N’Diaye ». Nous entendons ainsi honorer la mémoire de cet important cinéaste documentariste africain, dont la générosité humaine et la rigueur du travail a accompagné les jeunes générations de cinéastes vers le désir de création. Une ouverture particulière vers le reportage est également envisagée cette année.
Comme chaque année, nous avons le plaisir d'accueillir un grand nom du cinéma pour présider notre jury, et pour cette première année de la décennie 2010, c'est la réalisatrice égyptienne Jihan El Tahri qui nous fera cet honneur.
L’imaginaire cinématographique de Balufu Bakupa-Kanyinda
Depuis une vingtaine d’années, le cinéaste Congolais Balufu Bakupa-Kanyinda marque d’une empreinte originale et anticonformiste le paysage audiovisuel africain.
Cette année, nous proposerons une rétrospective du reste de son œuvre, composée de courts métrages et de documentaires, trop rarement montrés en Belgique, où il réside régulièrement. Afin de nous permettre de comprendre au mieux son imaginaire cinématographique, nous l’avons invité à programmer trois films parmi les œuvres de cinéastes africains qui comptent pour lui, et qui ne sont autres que John Akomfrah, David Achkar et Manthia Diawara.
Trois perles rares du cinéma africain viendront ainsi compléter ce premier axe de notre programmation, présentées par Balufu en personne !
50 ans d’indépendances
En 2010, 16 pays d'Afrique célébreront leurs 50 ans d'indépendances. Le 30 juin viendra le tour de la République démocratique du Congo de commémorer cet anniversaire, ce qui donnera lieu en Belgique à une série d'événements culturels, aux ambitions très variées. Toujours désireux de promouvoir le cinéma d'Afrique, l'asbl Afrique taille XL programmera 5 films autour des indépendances. Quelles que soient les générations ou les origines, chacun est invité à envisager à nouveau des questions liées à une histoire proche et encore douloureuses. Cette histoire nous est commune, et tout regard neuf lui étant apporté ne peut qu'être bénéfique à une meilleure connaissance de l'autre et à la rencontre des points de vue. Ce deuxième axe de notre programmation est élaboré en collaboration avec le CEC, qui envisage de faire circuler ces films en Belgique, et de les accompagner de rencontres et d'activités.
Les rendez-vous habituels
Le Festival réservera les matinées du jeudi 22 et du vendredi 23 avril à deux séances scolaires, à destination des 15-20 ans. Samedi, dans le cadre des « Samedis du Ciné », le jeune public est convié également à une séance africaine. Par ailleurs, le Festival organisera en collaboration avec le CEC une table ronde sur la thématique des indépendances.
Plus d'informations sur la 6ème édition du Festival des Cinéma Africain, très prochainement.
En avril 2005, la première édition du Festival qui n’était alors qu’un « panorama » voyait le jour. Cinq ans plus tard, le panorama s’est mué en festival, et surtout en un évènement récurrent et incontournable sur la scène bruxelloise des autres cinémas.
A cette occasion, ils sont revenus sur 5 œuvres qui ont marqué leur histoire, qui chacune à leur façon représentent 5 ans de découvertes, d’émotions et de diversité : Juju Factory de Balufu Bakupa Kanyinda (RD Congo), tourné à Matonge, Hospedes da noite de Licinio Azevedo (Mozambique), lauréat du premier Prix Documentaire créé l’année dernière, mais aussi Africa Paradis de Sylvestre Amoussou (Bénin), fantaisie politique sur les Etats-Unis d’Afrique, Zulu Love Letter de Ramadan Suleman (Afrique du Sud), anatomie des blessures post-Appartheid et VHS Khaloucha de Nejib Belkhadi (Tunisie), le portrait touchant d’un réalisateur déjanté qui tourne en vidéo ses propres films hollywoodiens.
Il y a 3 ans déjà, en 2006, nous montions notre première exposition, avec notre complice photographe Antoine Doyen.
"Regards d'Afrique" est le fruit d’une découverte néophyte et enthousiaste des cinémas d’Afrique et de leur public.
Au cours de ses voyages au Bénin, au Burkina Faso ou au Mali, et au rythme de ses rencontres lors des différents festivals, Antoine a capturé en noir et blanc les visages de ceux qui font et ceux qui voient les cinémas d’Afrique. Composée qu’une quinzaine de portraits de cinéastes et d’une dizaine de plans larges sur leurs publics.
L'exposition a depuis bourlingué en France, et sur un coup de tête, nous la rapatrions in extremis à Bruxelles pour fêter nos 5 ans.
Vous avez pu la (re)découvrir au Cinéma Vendôme, lors de la 5ème édition du festival en 2009.
De cinéma justement il sera plus que jamais question à travers la section « Miroir, mon beau miroir ».
Idrissa Ouedraogo filmé par Djibril Diop Mambéty lui même interrogé par Jean Pierre Bekolo ou Serge Moati découvrant les premiers westerns de Moustafa Alassane au Niger, la sélection propose des films qui se cherchent et se regardent, une plongée en apnée dans la création africaine, de la gestation du projet au tournage, hier et aujourd’hui, documentaire et fiction.
Huit séances autonomes, pour jeter un regard introspectif sur les images tournées sur le continent noir, du pavé dans la mare jeté par René Vautier avec son documentaire dénonçant l’oppression coloniale (Afrique 50), jusqu’à la folie compulsive qui atteint les acteurs désireux de tourner à tout prix.
Autre moment fort de la programmation, le triple hommage porté au réalisateur éthiopien Haile Gerima. Tout d’abord, la projection de son chef d’œuvre, Harvest 3000, avec une copie rénovée par la World Cinema Foundation de Martin Scorcese. Ensuite, la projection de son dernier film, Teza, primé à Venise, Amiens et Carthage. Enfin, à travers la rencontre publique organisée avec le CEC, « Noirs d’Afrique, Noirs d’Amérique », qui permettra elle aussi de revenir sur la carrière de ce cinéaste entre deux continents.
Enfin, le Festival réitèrera son intérêt croissant pour le cinéma documentaire africain et son effervescence, via sa deuxième compétition documentaire. Le jury, composé d’étudiants et présidé par une personnalité du cinéma africain, remettra le Prix du meilleur documentaire, et celui du meilleur espoir.